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mardi 29 mars 2011

Psaume 35

Appel à Dieu d’un innocent pour la défense de sa cause

C’est alors qu’il est l’objet d’attaques qu’il estime injustifiées que David compose ce psaume dans lequel, une fois de plus, il fait appel à la justice de Dieu pour la défense de sa cause et de son innocence. Sa prière à Dieu à ce sujet exprime trois choses qui constituent ici le fond de sa pensée :

1ère chose : David est innocent

Toute la prière de David à Dieu repose sur le fondement de la certitude de son innocence. Il serait impossible à David de demander à Dieu de lui faire justice s’il n’était lui-même d’abord persuadé de sa propre justice dans le conflit qui l'oppose à ceux qui lui en veulent : v 24,27 et 28. La justice ou l’innocence de David ne sont pas une simple vue de l’esprit, une illusion desquelles il se persuade. Elles reposent sur une double réalité constituée de faits précis :

     1ère réalité : ses ennemis d’aujourd’hui étaient ses amis d’hier. Leur changement de dispositions à son égard lui sont incompréhensibles. Il ne s’appuie sur aucune raison objective : v 7. L’histoire de la vie de David, telle qu’elle est nous est relatée dans les livres historiques, témoigne du fait que les trahisons, dont il exprime la souffrance ici, lui sont bien arrivées : 2 Sam 15,12. D’un jour à l’autre, sous l’influence de son propre fils Absalom, peut-être le jeune lion auquel il fait allusion dans le psaume : v 17, d’anciens amis sont passés dans le camp d’hommes qui lui étaient hostiles : v 15 et 16.

     2ème réalité : l’innocence de David repose sur le fait que, de son côté, il ne s’est jamais montré autre chose qu’un ami envers eux. Son amitié pour eux n’était pas faite que de mots. Elle s’est traduite par des actes et des sentiments. Elle s’est démontrée de sa part par une préoccupation  toute paternelle quant à leurs besoins ou leur état : v 13 et 14. Objectivement, face à Dieu, David ne comprend pas ce qui, de sa part, a pu engendrer une telle manifestation d’inimitié à son égard dans le cœur de ceux qui lui en veulent.

2ème chose : David conçoit Dieu comme un guerrier

C’est à un guerrier que David pense lorsqu’il fait appel à Dieu pour défendre sa cause. En remettant la cause de sa défense à Dieu, David lui demande en quelque sorte d’être celui qui prend les armes à sa place : v 2 et 3. Sur la base de sa propre justice, il demande à Dieu de répondre Lui-même aux attaques dont il est l’objet et de combattre ainsi ceux qui le combattent : v 1. Dans les conflits qui mettent en cause notre personne, nous ne pouvons demander à Dieu d’être notre Défenseur, rappelle David, que si nous-mêmes renonçons à assurer notre propre défense. Les armes de Dieu sont à notre disposition que si nous renonçons à utiliser nos propres armes pour notre salut.

3ème chose : David demande à Dieu que la tournure des choses mette en évidence sa justice et l’injustice de ses opposants.

Pour David, sa justice, son droit ne peuvent être rétablis que si le sort de ses adversaires manifeste de manière évidente le tort qu’ils ont eu en agissant comme ils l’ont fait à son égard. Toute la prière de David à Dieu, en Lui demandant de prendre fait et cause pour lui, va dans ce sens. Même si aucun de nous n’est parfait, il n’est pas faux de demander à Dieu de faire paraître, dans certaines circonstances, notre droit comme le soleil : Ps 37,6. C’est en faisant justice que le Dieu de la justice révèle Son profond attachement à celle-ci. N’hésitons donc pas, comme Jésus nous y encourage aussi, à oser demander à Dieu qu’il en soit ainsi aussi pour nous : Luc 18,8.

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